Le Cailar 19 ans, Comme une collection ! & Les Rencontres d'Arles
écoutez Download comeladewesterns_2003.mp3 Pascal Comelade fait de la musique pour quatre westerns camarguais. Maison Mathieu 22 août 2003 Le Capitole (lieu n° 8),
- Jean LE GAC, Le peintre à cheval
- Thierry RAJIC, ZOUZOU'S eyes
Pour sa deuxième participation aux Rencontres de la Photographie, le Cercle d'Art Contemporain du Cailar présente Jean Le Gac et Thierry Rajic. Des œuvres créées en Petite Camargue pour une exposition que l'on pourrait appeler, l'artiste et son double.
En 1999, Jean Le Gac a inauguré la Maison Mathieu, la résidence du Cercle d'Art, avec une création, Le peintre à cheval, composée de neuf ensembles, photographies et monologue. - Réalisée comme un film avec comédiens, costumes, régie, chevaux, dans des décors naturels et intérieurs, cette oeuvre narre les aventures du peintre (et non de sa doublure), qui choisit, au moment de la biennale d'arts visuels de Venise, un repli vers d'autres lagunes, celles de Petite Camargue. Il est accompagné d'une odalisque, d'une jeune mariée dont le mari a disparu, d'un aventurier sur le retour et d'une japonaise égarée. Les costumes désuets, une nature sauvage, un grand mas protestant pour dire la place de l'artiste et faire, d'un regard sans concession et désabusé sur le monde de l'art, une oeuvre d'art.
Le peintre à cheval est accompagné de l'œuvre Zouzou's eyes de Thierry Rajic. Photographe, Thierry Rajic met lui aussi son double en scène : pas un personnage mais le regard de deux grands yeux de poupées flanqués sur une peluche bleue fatiguée : Zouzou. - Après une série d'aventures ou de situations plus intimes et avant de faire la " vedette " dans les clips, Zouzou est venu en 2004 au Cailar pour y faire l'artiste, découvrir le monde de l'art et celui du taureau Camargue. Une vidéo, une série de plusieurs photos de tous formats sur l'univers de cet animal sauvage et célébré : les paysages, les lumières, le jeu de l'arène, les clichés, les symboles, les légendes, les fantasmes aussi. Une œuvre singulière, élégante et subtile, qui mêle les lectures.
- Jean Le Gac, né à Ales en 1936.
Peintre, Jean Le Gac a basculé la photographie dans le champ de l'œuvre d'art. A la fin des années soixante, il est aux origines de ce que l'on a appelé " la photo plasticienne " et du " photo-texte ". Il expose depuis 1968 des œuvres énigmatiques d'un grand raffinement où il met en scène, comme dans les romans d'aventure, son héros " le peintre ". Ses œuvres sont présentes dans de nombreuses collections publiques et privées. - Thierry Rajic, né à Nancy en 1961.
Photographe depuis 1986, il collabore alors avec Libération, Glamour, Blah blah, Globe, puis réalise des pochettes de disques (dont Barbara, Hallyday, Bashung, Renaud) avant de se mettre au clip en 1991 (Eicher, MC Solaar, Mitchell, Miossec, Hallyday, Souchon...). Parallèlement et depuis 1997, il réalise des films publicitaires.
Le 31 décembre 1999, Thierry Rajic entame un travail personnel : Zouzou. - .
- pratique
- L'exposition du Cercle d'Art Contemporain du Cailar, présentée au Capitole, quartier de la Roquette (le quartier de la nuit de l'année) occupe cinq salles.
- Deux chapelles romanes sont les salles de Thierry RAJIC : la première, formant une abside comme un cœur d'église, est la première paroisse de la confrérie des gardians et des bateliers. Dans cette chapelle sont accrochées les trente quatre photos de tous formats (24 X 32 à 115 X 75) composant l'œuvre Zouzou's eyes.
La deuxième chapelle plus petite et carrée est la salle de projection de la vidéo Zouzou's eyes. - Les trois salles en enfilade présentant l'œuvre Le peintre à cheval de Jean LE GAC, sont attenantes à cette chapelle et communique avec le hall d'entrée du Capitole. Pavées de mosaïques un peu défraîchies, elles correspondent au rez-de-chaussée d'une maison arlésienne du XIXème.
L'œuvre Le peintre à cheval, présentée à Arles est composée de huit ensembles photo-texte encadrés, trente quatre photos de format 61 x 51 et huit textes. Ces ensembles photo-texte sont accompagnés de trois diptyques de grands formats, peinture et photographie. - Le Cercle d'Art Contemporain du Cailar participe à la nuit de l'année, le vendredi 7 juillet, par une projection à l'extérieur du Capitole de photos et vidéos des deux artistes*, suivie d'une fête avec la programmation musicale hétéroclite des soirées d'été de la Maison Mathieu et les vins de Petite Camargue comme breuvage.
* dont un clip d'Alain Souchon, la vie Théodore, réalisé par Thierry Rajic pour Douleurs Sans Frontières, avec Zouzou comme unique personnage.
- BIOS
- Jean Le Gac est né en 1936 à Tamaris, faubourg minier d'Alès dans le Gard. Enfant doué en dessin, il sent qu'il a " le don " et peint assidûment tous les jeudis une nature morte.
Après des études secondaires à Albi et de régulières visites au musée Toulouse Lautrec, il obtient le diplôme de dessin et d'arts plastiques qui lui permet d'enseigner dans les lycées et collèges.
Jean Le Gac achète son premier appareil photo à la naissance de son fils et commence un album de famille. En 1967, après quelques tentatives d'expositions, il abandonne l'idée d'être peintre. Jean Le Gac entame alors un processus où, à l'instar des héros de romans populaires et des bandes dessinées qu'il affectionne, il tient le rôle du reporter, qui avec ses outils, appareil photo et machine à écrire, épie sans cesse le peintre.
Fiction et réalité. Peinture, photographie et texte. L'œuvre de Jean Le gac est née. Il se manifeste à Paris de 1969 à 1972, par des "envois postaux", des "promenades" et des interventions dans des lieux non institutionnalisés. Il s'intéresse aux musées de province (musée du costume militaire à Fontainebleau, des sciences et techniques à Saint Etienne; musée Rude à Dijon).
Son travail séduit le milieu de l'art et les expositions se multiplient rapidement en France et à l'étranger. En 1972, il présente une exposition personnelle au Kunstmuseum de Lucerne, participe à la Documenta V de Kassel, ainsi qu'à la Biennale de Venise. En 1973, avec le galeriste John Gibson (New York), il participe à la définition du Narrative Art.
Son travail est présenté régulièrement depuis 1970 à la galerie Daniel Templon (Paris). Son œuvre est l'objet d'une importante bibliographie et plusieurs expositions rétrospectives lui ont été consacrées, notamment au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris et au Centre Georges Pompidou (Paris). - Thierry Rajic est né à Nancy en 1961.
Après les premières photographies avec un Instamatic Kodak acheté à quatorze ans, Thierry Rajic passe au Lubitel à seize ans. Il fait des études jusqu'à l'obtention d'un DUT de communication et pratique la photographie en autodidacte.
Photographe depuis 1986, il travaille d'abord pour la presse et collabore avec Libération, Glamour, Blah blah, Rolling Stone, Gay pied, Globe.
Il passe assez rapidement de la photo de presse à la réalisation de pochettes de disques notamment pour Barbara, Hallyday, Bashung, Khaled, Renaud, avant de se mettre au clip en 1991 avec une première réalisation tournée à Beauduc : J'veux du soleil pour le groupe Au p'tit bonheur. Il travaille alors régulièrement pour Stephan Eicher, et parallèlement réalise pour MC Solaar, Eddy Mitchell, Miossec, Johnny Hallyday, Paul Personne, Alain Souchon aussi dont il vient de réaliser les deux derniers clips : Et si en plus y'a personne et La vie Théodore avec Zouzou comme unique personnage.
Depuis 1997, Thierry Rajic réalise des habillages pour la télévision (Arte) , et des films publicitaires. Très sollicité, la liste de ses réalisations pour la publicité est imposante.
Il fait plusieurs séries de photographies au Cambodge, au Vietnam, au Laos et en Afrique, à l'occasion de reportages sur la tournée de Stephan Eicher, puis lors d'un voyage personnel à Sarajevo. La composition de ces images, où la lumière naturelle est magistralement exploitée, la simplicité et le naturel des situations offrent un regard narratif et poétique empreint d'humanité.
Le 31 décembre 1999, Thierry Rajic entame un travail personnel où il met en scène une peluche bleue : Zouzou. J-M B
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