lecercledartaucailar.blogs.com > ASTOR

« Retour à ASTOR

ASTOR, 5 juin / 31 juillet 2005

ASTOR, 5 juin / 31 juillet 2005

Un ensemble de plus cent œuvres du peintre Christian Astor, la plupart encore jamais présentées à ce jour et un regard rétrospectif depuis 1963 sur le parcours de cet artiste.
Cette exposition occupe les deux niveaux de la maison Mathieu, le jardin et le petit pavillon et présente essentiellement un ensemble de peintures récentes, de tout petits et de très grands formats, et quelques œuvres anciennes dont la toute première peinture à l'huile.

En 1977, Astor découvre la peinture abstraite dans des livres d'art. Il découvre que l'on peut peindre en transformant la réalité. " Il se passe quelque chose que tu ne sais pas ! ". Jusque là, il a pratiqué le trompe l'œil, le mur peint à la tête d'une entreprise qu'il a créée tout jeune, à vingt et un ans.
Christian Astor a vingt huit ans quand il abandonne sa petite entreprise à ses employés et commence sa culture picturale en dévorant les livres d'art qu'on lui prête, qu'il achète et se consacre exclusivement à la peinture.

L'art abstrait américain le fascine : Ad Reinhardt, Rothko et surtout Clyfford Still.
Mais il y aura encore du temps, des étapes avant qu'il ose la peinture abstraite.
C'est d'abord une peinture hyperréaliste, puis surréaliste qui certes modifie le réel mais le lasse vite car trop figurative, trop précise et il maîtrise cela. Le travail passe ensuite par une période où formes précises et suggérées cohabitent, puis la suggestion s'éloigne du réel pour laisser place à l'abstraction et arriver à des œuvres (quasi) monochromes où la fluidité des strates et le jeu des aspects révèlent l'incroyable richesse d'une même couleur.
La couleur, sa principale quête. La couleur doit être pure, profonde et fluide à la fois, sans aspérité, presque sans matière, aussi lisse que celles des reproductions d'œuvres dont il s'est nourri.
Parallèlement Christian Astor a développé un travail sur des signes infiniment petits - " mes herbes " - inlassablement répétés souvent sur d'immenses formats pour des œuvres à l'abstraction ambiguë qui vous ramènent à l'émotion donnée par quelques paysages naturels forts.
En fait, Astor est toujours un peintre figuratif. Il peint l'instable des roseaux ou des herbes de son jardin. L'eau, le vent, la lumière sont ses modèles de prédilection : les fluides, que l'on ne peut saisir, comme ces paysages de Camargue après lesquels il ne cesse de courir et avec lesquels il ne cesse de perpétuelles bagarres.

J-M B

Commissaire de l'exposition :
Jean-Marie Bénézet, Cercle d'Art Contemporain du Cailar

photographies de l'accrochage :
Julie Prieur, Cercle d'Art Contemporain du Cailar

Catalogue (48 pages)
édité par le Cercle d'Art Contemporain du Cailar

Lien permanent